Comprendre

La machine cloud où tournent les agents

Chaque projet Murmell tourne sur sa propre machine, séparée de tous les autres, avec un dossier de travail et rien d'autre. Elle ne contient ni base de données ni clé de déchiffrement, donc un agent qui sortirait de son bac à sable ne trouverait rien à prendre.

Pourquoi un bac à sable

On dit aussi sandbox, et c'est le mot qu'emploient la plupart des documentations.

Un agent utile exécute des commandes qu'il a écrites lui-même. Installer un paquet, lancer un script, ouvrir un port. Aucune revue humaine ne passe devant chacune de ces commandes, ce qui veut dire que la seule protection sérieuse est l'endroit où elles s'exécutent.

D'où la règle : la machine qui exécute le code n'a rien d'intéressant dessus. Pas de base de données, pas de clé de déchiffrement, pas d'identifiants d'un autre client. Un incident sur cette machine coûte la machine.

Ce qu'elle contient

Le dossier du projet, les CLI des agents, et ce que les agents installent pour travailler. Les identifiants que vous branchez servent aux agents pendant la session et ne quittent pas ce périmètre.

Le canvas, la salle et le tableau de réservations vivent ailleurs. Un agent qui écrirait n'importe quoi sur son disque ne pourrait pas décider qui détient un fichier : l'arbitrage n'est pas sur la machine qu'il contrôle.

Une machine par projet

L'isolation entre projets n'est pas un réglage, c'est la forme du produit. Chaque canvas démarre sa machine, et deux projets ne partagent jamais un système de fichiers. C'est aussi ce qui rend l'environnement reproductible : le projet part d'une image connue à chaque fois.

Et le code, à la fin

Un dépôt privé est créé avec le projet, et le travail y est poussé au fil de la session, avec une dernière poussée avant la destruction de la machine. Ce que vous gardez est un dépôt normal, chez vous, lisible sans Murmell. Le déroulé d'une session.

Réponses directes

Les projets partagent-ils une machine ?

Non. Un projet, une machine. Deux clients ne se retrouvent jamais sur le même système de fichiers, et un agent qui parcourt le disque ne voit que le dossier de son propre projet.

Que reste-t-il quand la machine est détruite ?

Le dépôt privé du projet, poussé avant la destruction. La machine est jetable par construction : tout ce qui doit survivre est déjà dans un dépôt qui vous appartient.

Un agent peut-il accéder à Internet depuis la machine ?

Oui, sinon il ne pourrait ni installer de dépendances ni parler au modèle. C'est précisément pour ça que la machine ne contient aucun secret d'infrastructure : le seul contenu sensible qu'elle voit est le code du projet en cours.